Voici un témoignage spontané de l’un·e de nos signataires, qui exprime son point de vue sur l’importance de la syndicalisation.
À propos de la syndicalisation. Écoutez, je comprends. Je veux faire ma recherche, une recherche guidée par la curiosité intellectuelle. Je veux continuer à enseigner et à superviser des étudiant·e·s engagé·e·s, à ma façon. Mais depuis que je suis ici, j’ai vu diminuer le soutien en auxiliaires d’enseignement, ce qui m’a forcé à revoir mes objectifs pédagogiques à la baisse. J’ai été confronté à des changements arbitraires concernant les logiciels que je peux utiliser. J’ai dû faire face à une paperasse croissante pour obtenir des remboursements de dépenses ou pour soumettre des demandes de subvention. Et je dois composer avec des réorganisations constantes du personnel de soutien.
Au sein du MAUT, j’ai vu de mes propres yeux la détérioration de la collégialité de la part de l’administration : elle veut que nous lui fassions confiance, mais elle nous accorde de moins en moins la sienne. Et maintenant, je suis menacé par l’austérité, alors que McGill dépense des sommes faramineuses pour divers consultants qui, eux, réduiront encore davantage mon soutien.
Les syndicats ne sont pas une panacée. Ils ne feront pas disparaître comme par magie l’amiante omniprésente dans nos bâtiments. Ils n’augmenteront pas soudainement nos salaires pour les aligner sur ceux de l’UBC ou de l’U of T. Mais ils me donneront un plus grand contrôle sur mon environnement de travail. C’est pourquoi j’ai rejoint l’effort de syndicalisation en Sciences.
