L’une des questions centrales pour les syndicats naissants du corps professoral de McGill est notre régime de retraite. Ce régime est moins avantageux que ceux d’autres établissements similaires au Québec et au Canada. En fait, la structure actuelle, qui prévoit deux niveaux de rémunération selon la date d’embauche, serait illégale en vertu de la loi québécoise actuelle, qui considère ce type de régime comme inéquitable. Ainsi, l’un des principaux objectifs des syndicats du corps professoral est la mise en place d’un régime de retraite à prestations définies pour tous. Cela obligerait l’administration de McGill à augmenter à la fois ses cotisations et les risques qu’elle assume (pour les professeurs embauchés après 2008, 100 % des risques sont actuellement assumés par l’employé).
Les autres priorités du corps professoral – soutien à la recherche et à l’enseignement, infrastructures – ont toutes un coût. Compte tenu des problèmes financiers de l’établissement, comment ces questions peuvent-elles être abordées de manière réaliste? Heureusement, l’administration nous a fourni des réponses. Premièrement, une analyse récente des activités de McGill a révélé que nous dépensons beaucoup trop pour les fonctions administratives par rapport à d’autres établissements similaires, à taille et intensité de recherche égales. Des ressources substantielles seront libérées grâce à l’amélioration des pratiques de gestion promise dans le cadre du programme Horizon McGill. Deuxièmement, lors de la présentation des résultats financiers, l’administration a souligné le fardeau énorme que représentent les biens immobiliers loués. L’un des principaux objectifs du projet New Vic est d’alléger ce fardeau en fournissant de nouveaux espaces de bureaux, de laboratoires et d’enseignement et en supprimant ces loyers de nos comptes. Ces ressources libérées représentent des opportunités de revenir à des prestations de retraite équitables et sûres pour tous et de mieux soutenir notre mission académique. Les professeurs de sciences doivent être présents à la table des négociations afin de s’assurer que nos priorités sont au centre des préoccupations lors de la réaffectation des ressources.

